Ce 8 mai, j'ai eu l'honneur, comme chaque année, de participer aux cérémonies commémorant le 68 ème anniversaire de l'armistice de 1945 à Seyssins et à Seyssinet-Pariet. Sous un temps, enfin, ensoleillé ces cérémonies se sont déroulées en présence de nombreux habitants des deux communes venus se rappeler et célébrer la paix.
Ces temps de vie collectifs sont des moments forts qui rassemblent diverses générations et différents milieux qui permettent la transmission de la mémoire, de l'Histoire mais aussi d'un certains nombre de sentiments forts. Je suis toujours ému d'entendre raisonner le chant des Partisans et la Marseillaise qui sonnent particulièrement fort et juste au pied de nos falaises calcaires du Vercors.
L'histoire personnelle de chacun, celle de nos familles, rejoint notre histoire collective, celle de notre pays.
Ces célébrations n'ont toutefois de sens que si elles échappent à commémoration nostalgique d'une heure de gloire nationaliste.
Ces célébrations n'ont toutefois de sens que si elles échappent à la commémoration nostalgique d'une heure de gloire nationaliste. Tout cela n'a de sens que si nous nous rappelons que ce n'est pas seulement la France ou les Alliés qui l'ont emporté le 8 mai 1945 sur l'Allemagne mais bien des valeurs et une conception de l'Humanité sur l'oppression Nazie.
Alors que nous traversons une crise particulièrement violente, rappelons nous que dans les années trente, c'est par les urnes, par rejet et par peur, qu'Hitler, soudain devenu respectable, est arrivé à la tête de l'Etat pour ensuite précipiter le monde dans le chaos.
L'actualité, la souffrance, l'urgence sociale d'aujourd'hui nous commandent à tous de prendre de la hauteur et de combattre nos sentiments les plus profonds et les plus bas qui condamnent la différence et poussent à la haine. Le racisme, l'antisémitisme, l'homophobie, aujourd'hui banalisés et libérés ne sont pas anodins...
Si nous célébrons l'amitié Franco-Allemande et construisons l'Europe de la paix, nous ne sommes à malheureusement à l'abris de rien...
Si nous célébrons l'amitié Franco-Allemande et construisons l'Europe de la paix, nous ne sommes malheureusement à l'abris de rien. Dans ce contexte, loin d'être désuètes et sectaires ces célébrations ont du sens et de la valeurs. Les noms de ces personnes, mortes pour la France et la Liberté, que les écolier du pays récitent avec détachement, sont les marqueurs de notre histoire et des balises à ne jamais perdre de vue.

