mardi 12 février 2013

Bus haute qualité de service sur la rive gauche du Drac. La suite...


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Michel Issindou, président du SMTC, que j'avais eu l'occasion d'interpeller (voir ici ) en fin d'année 2012 au sujet de l'amélioration de la desserte bus de Seyssinet-Pariset et de la rive gauche du Drac, vient de me répondre

Soulignant dans sa correspondance la qualité de la desserte bus pour l'accès à la ville-centre, il reconnait aussi les limites actuelles du réseau en ce qui concerne les "liaisons périphériques". Il évoque par ailleurs un nouveau temps de concertation dans l'objectif d'élaborer le futur réseau bus de l'agglomération...  
Au-delà de la réponse de circonstance qui  m'est apportée, je veux souligner l'opportunité qui s'offre à notre territoire et à ses habitants. 


A l'heure où l'on parle d'agglomération "sans carbone" et que nous subissons au quotidien les conséquences de la pollution de l'air tout autant que les hausses des tarifs du pétrole, les pouvoirs publics ont la responsabilité d'offrir à chacun l'opportunité de délaisser sa voiture pour les transports en commun ou les modes "doux". 

Toutefois, il ne doit pas, il ne peut pas, s'agir que de contraindre. Il est évident que les modes alternatifs ne peuvent pas correspondre à tous. Il ne saurait être question, raisonnablement, d'éradiquer l'automobile qui garde, du fait de la souplesse de son utilisation, une utilité certaine en ville, notamment pour les entreprises.

Mais dans une agglomération de pointe, qui reste "moteur" dans ce combat, il ne doit pas être question non plus d'accepter la fatalité et de s'enfermer dans les vieilles solutions du passé qui font du "tout bagnole" l'alpha et l'oméga des politiques en reléguant au rang de gadget folklorique les autres modes de déplacement.

Face à la pollution et aux bouchons, il n'y a pas de solution miracle mais bien un ensemble de mesures à prendre pour changer les mentalités, le quotidien de tous et préserver l'avenir.

Ces véhicules roulants pas encore identifiés, pour lesquels je m'engage fortement, ne sont plus totalement des bus et pas tout à fait des tram. Ils doivent offrir un autre service et une alternative crédibles à ceux qui aujourd'hui ne peuvent pas envisager de changer deux fois de bus, de monter dans un tram et de marcher un peu, encore, pour parcourir les quelques centaines de mètres que la voiture leur permet de courrir en quelques minutes.

Pour bouter chacun hors de son confortable, mais nuisible, cocon automobile, il faut, nous le savons,  limiter les changements, réduire l'attente et la durée des temps de parcours, en augmentant les fréquences et le confort tout en proposant des tarifs attractifs...


Ces BHNS (Bus à haut niveau de service), doivent assurer une desserte cadencée, régulière, rapide, en un mot efficace entre les différentes polarité de notre agglomération. Il s'agit d'une question de santé publique, d'économie, de confort pour tous mais aussi un élément central d'aménagement du territoire.

Rapprocher aujourd'hui la gare, les centres de culture, de sport, de loisir ou les activités économique des habitants de Seyssinet-Pariset c'est leur permettre de dire demain, comme il le font depuis 2007 avec le tram, "je prends le bus plutôt que ma voiture, c'est plus facile et c'est moins cher".

Tisser un lien de qualité en transports en commun entre Alpexo, la rive gauche du Drac et la Presqu'île c'est se donner les moyen de créer une rocade qui ne perde pas le nord, qui réduise la part de la voiture, sans la contraindre, et offre un supplément de qualité de vie aux habitants de l'agglomération.

Certains soulignerons, non sans malice, qu'une nouvelle ligne de tramway pourrait assurer, mieux encore, ces fonctionnalités. Dans une période de crise économique et d'urgence environnementale, je crois indispensable d'aller vite et d'offrir, à moindre coût, le meilleur service au plus grand nombre. Sans hésitation et sans caprice, je milite pour que nous validions ces "bus améliorés" plutôt que nous attendions trop longtemps de parfaits tramway. 
Dans son courrier, Michel Issindou m'invite à m'associer à la réflexion. Je le ferai, bien sûr, avec détermination, conviction et quelques propositions. C'est un sujet essentiel pour l'avenir dont chacun doit s'emparer. Je le ferai à mon niveau.