dimanche 3 février 2013

Région Rhône-Alpes: un budget de combat pour l'emploi et la jeunesse.


L’information en continue et la presse à gros titres retiendront de notre dernière assemblée plénière le verbe et le geste de Bruno Gollnisch contraint de baisser… le niveau du débat pour monter l’audience et faire parler de lui. Pourtant, au-delà des exubérances culottées de l’ex « futur leader » du front national, nos débats ont porté sur le fond et concerné tout à la fois le quotidien et l’avenir des Rhônalpins.



Les grandes orientations d’un budget primitif de « combat », de 2,46 millions d’euros, adopté par notre assemblée pour l’année 2013 dans un contexte économique, social, environnemental difficile marquent notre volonté de mettre les moyens au service de l’emploi et de la jeunesse. (voir ici les interviews de mon collègue Aurélien FERLAY et de Jean-François DEBAT, vice-président en charge du budget

La crise profonde que nous traversons, et qui impacte fortement nos ressources, nous donne en effet une responsabilité particulière et nous oblige à dépasser la gestion au jour le jour pour protéger et inventer l’avenir.

Collectivité chef de file dans le domaine du développement économique, nous avons souhaité, cette année encore, « mettre le paquet » pour assurer la formation professionnelle, soutenir le développement des entreprises et peser dans les choix économiques des territoires.
Au-delà des discussions politiciennes et des postures de principe que donnent parfois à entendre les envolées des assemblées démocratiques, il est essentiel que chacun joue collectif et se donne tous les moyens de redresser notre pays dans la justice. Nul ne peut, quelles que soient ses convictions, souhaiter un échec de cette entreprise majeure qui concerne le quotidien de millions de personnes et l’avenir de notre pays. 
Avec les emplois d’avenir, les contrats de génération, la future banque publique d’investissement, nouveaux outils qui s’ajoutent à la large palette de notre action, nous donnons un signal fort et un cadre d’action concret pour gagner la bataille de l’emploi.
Avec plus d’un milliard d’euros consacrés à la jeunesse, au travers des lycées, de l’apprentissage, de la formation professionnelle, des formations sanitaires et sociales, de l’université, du logement, du sport ou de la culture, nous avons souhaité indiquer très clairement que les solutions pour aujourd’hui passent par un soutien à ceux qui construiront demain.  

Suivant particulièrement les questions liées au transport, je retiendrai, enfin, les moyens, considérables (600 millions d’euros) que nous consacrerons au développement et à l’amélioration de ce service public d’avenir. Au delà de l’investissement et de l’infrastructure, je tiens à souligner l’effort supplémentaire qui sera engagé pour développer la tarification plus solidaire du TER et améliorer les services aux voyageurs. J’aurai l’occasion d’y revenir.

Particulièrement interpellé sur les ressources de notre collectivité, dont l’autonomie et la libre administration sont clairement remises en cause par une situation héritée d'hasardeuses réformes du passé, nos espoirs se portent sur la future loi de décentralisation qui pourrait renforcer nos compétences et nos moyens.

Dans ce contexte et avec cette exigence, nous avons adopté, après vingt heures de débat, notre budget. Avec le groupe socialiste, nous nous sommes prononcés avec conviction et gravité pour ces orientations en gardant à l’esprit que chaque euro dépensé doit être un euro utile. Utile pour soutenir les initiatives, aménager les territoires, relancer l'économie, servir les personnes, défendre notre environnement et préparer l’avenir.