L’information en continue et la presse à gros titres retiendront de
notre dernière assemblée plénière le verbe et le geste de Bruno Gollnisch
contraint de baisser… le niveau du débat pour monter l’audience et faire parler
de lui. Pourtant, au-delà des exubérances culottées de l’ex « futur
leader » du front national, nos débats ont porté sur le fond et concerné
tout à la fois le quotidien et l’avenir des Rhônalpins.
Les grandes orientations d’un budget primitif de
« combat », de 2,46 millions d’euros, adopté par notre assemblée pour
l’année 2013 dans un contexte économique, social, environnemental difficile
marquent notre volonté de mettre les moyens au service de l’emploi et de la
jeunesse. (voir ici les interviews de mon collègue Aurélien FERLAY et de Jean-François DEBAT, vice-président en charge du budget)
La crise profonde que nous traversons, et qui impacte fortement nos ressources, nous donne en effet une responsabilité particulière
et nous oblige à dépasser la gestion au jour le jour pour protéger et inventer l’avenir.
Collectivité chef de file dans le domaine du
développement économique, nous avons souhaité, cette année encore, « mettre
le paquet » pour assurer la formation professionnelle, soutenir le
développement des entreprises et peser dans les choix économiques des
territoires.
Au-delà
des discussions politiciennes et des postures de principe que donnent parfois
à entendre les envolées des assemblées démocratiques, il est essentiel
que chacun joue collectif et se donne tous les moyens de redresser notre pays
dans la justice. Nul ne peut, quelles que soient ses convictions, souhaiter un échec
de cette entreprise majeure qui concerne le quotidien de millions de personnes
et l’avenir de notre pays.
Avec
les emplois d’avenir, les contrats de génération, la future banque publique
d’investissement, nouveaux outils qui s’ajoutent à la large palette de notre action,
nous donnons un signal fort et un cadre d’action concret pour gagner la
bataille de l’emploi.
Avec plus d’un milliard d’euros consacrés à la
jeunesse, au travers des lycées, de l’apprentissage, de la formation
professionnelle, des formations sanitaires et sociales, de l’université,
du logement, du sport ou de la culture, nous avons souhaité indiquer très
clairement que les solutions pour aujourd’hui passent par un soutien à ceux qui construiront demain.
Suivant particulièrement les questions liées au
transport, je retiendrai, enfin, les moyens, considérables (600 millions
d’euros) que nous consacrerons au développement et à l’amélioration de ce
service public d’avenir. Au delà de l’investissement et de l’infrastructure, je
tiens à souligner l’effort supplémentaire qui sera engagé pour développer la
tarification plus solidaire du TER et améliorer les services aux voyageurs.
J’aurai l’occasion d’y revenir.
Particulièrement interpellé sur les ressources de
notre collectivité, dont l’autonomie et la libre administration sont clairement
remises en cause par une situation héritée d'hasardeuses réformes du passé, nos espoirs se
portent sur la future loi de décentralisation qui pourrait renforcer nos
compétences et nos moyens.
Dans ce contexte et avec cette exigence, nous avons
adopté, après vingt heures de débat, notre budget. Avec le groupe socialiste, nous nous sommes prononcés avec conviction et gravité pour ces orientations en gardant à l’esprit que chaque euro
dépensé doit être un euro utile. Utile pour soutenir les initiatives, aménager
les territoires, relancer l'économie, servir les personnes, défendre notre environnement et préparer l’avenir.
